Revenu agricole, situation financière et aide gouvernementale, Recueil de données, 2016

Sommaire

Le recueil de données intitulé « Revenu agricole, situation financière et aide gouvernementale » rassemble des séries de données historiques provenant de plusieurs sources en un document pratique sur les principaux indicateurs économiques et financiers du secteur agricole. Le recueil donne une vue d'ensemble de la situation de l'agriculture primaire et des dépenses que font les gouvernements pour assurer le dynamisme et la compétitivité du secteur. Ce recueil fournit également des renseignements utiles sur l'aide publique fournie au secteur, mais qui ne sont pas faciles à obtenir autrement.

Les renseignements inclus dans le recueil sont fournis par plusieurs organisations d'Agriculture et Agroalimentaire Canada et par d'autres ministères fédéraux. Ils sont aussi préparés en consultation avec les ministères provinciaux responsables de l'agriculture.

Le recueil de données est divisé en quatre sections. La section A présente des renseignements relatifs au revenu agricole. La section B contient des renseignements sur la situation financière des exploitations agricoles. La section C renferme des données sur les dépenses publiques au secteur agroalimentaire et la section D présente les estimations du soutien à l'agriculture. Des notes intégrées à la fin de chaque section fournissent des renseignements sur la méthodologie. Chaque édition du recueil présente les données les plus récentes sur les principaux indicateurs économiques et financiers.

Points Saillants

Section A - Revenu agricole

  • En 2015, les recettes tirées des productions végétales et animales ont totalisé 57,6 milliards de dollars, soit le niveau le plus élevé depuis les 10 dernières années (2006-2015). L'augmentation des recettes tirées du marché en 2015 est attribuable aux recettes sans précédent des productions végétales (31,9 milliards de dollars) et aux recettes record des productions animales (25,7 milliards de dollars).
  • Les paiements des programmes ont totalisé 2,1 milliards de dollars en 2015, soit la même somme que pour l'année précédente. Depuis 2008, les revenus élevés réalisés grâce aux conditions favorables des marches ont entraîné une réduction des paiements de programme.
  • En 2015, le revenu monétaire net (en valeur nominale) s'est chiffré à 15,2 milliards de dollars, ce qui représente le niveau le plus élevé jamais enregistré, dépassant même le dernier record de 14,0 milliards de dollars établi en 2014. À titre de comparaison, le revenu monétaire net le plus faible au cours de la période de référence 2006-2015 a été de 5,9 milliards de dollars, en 2006.
  • Les données sur le total des revenus d'exploitation moyens et les dépenses pour 2014 montrent que les exploitations agricoles de Terre-Neuve ont produit les revenus d'exploitation les plus élevés pour un total de 694 692 $, alors que c'est en Saskatchewan que les exploitations agricoles enregistrent les revenus d'exploitation les plus faibles, à 363 688 $. À l'échelle nationale, les revenus d'exploitation moyens se situaient à 418 080 $ et les dépenses d'exploitation à 347 084 $ pour un bénéfice net d'exploitation de 70 997 $. Il s'agit d'une augmentation de 2 % par rapport au bénéfice net d'exploitation enregistré l'année précédente, lequel se chiffrait à 69 507 $.
  • Le bénéfice net d'exploitation moyen varie considérablement selon le type d'exploitation agricole. En 2014, les éleveurs de porc ont enregistré le bénéfice net d'exploitation moyen le plus élevé (294 862 $), ce qui représente une augmentation de 154 % par rapport à l'année précédente. Ils sont suivis en deuxième place par les producteurs de pommes de terre (238 519 $). Le bénéfice net d'exploitation moyen des producteurs de céréales et d'oléagineux s'est chiffré à 84 492 $, à 153 611 $ pour les producteurs laitiers et à 25 764 pour les éleveurs de bovins.

Section B - Situation financière des exploitations agricoles

  • L'actif total des exploitations agricoles se chiffrait à 561,1 milliards de dollars en 2015. Les biens immobiliers agricoles, constitués des terres et des immeubles, représentaient près des trois quarts du total de l'actif des exploitations en 2015.
  • Les agriculteurs contractent des dettes pour assumer des obligations financières à court terme et pour investir dans leur exploitation afin de tirer profit de nouveaux débouchés commerciaux. En 2015, la dette agricole totale au Canada s'élevait à 91,8 milliards de dollars.
  • En 2016, 27 exploitations agricoles ont déclaré faillite, ce qui représente une légère hausse par rapport aux 25 faillites en 2014 et aux 20 en 2015. C'est au Québec qu'on a enregistré le plus grand nombre de faillites (11 en 2016). Au Canada, le nombre de faillites agricoles suit en général une tendance à la baisse depuis dix ans, bien que cette baisse se soit stabilisée récemment.
  • Financement agricole Canada (FAC) a approuvé 46 796 nouveaux prêts en 2015-2016. Le montant moyen des prêts approuvés par FAC s'est élevé à 191 689 $.
  • En 2015-2016, 1 414 nouveaux prêts ont été enregistrés en vertu de la Loi canadienne sur les prêts agricoles (LCPA). Près de 71 % des nouveaux prêts ont été octroyés en Saskatchewan.
  • De façon générale, les bilans des exploitations agricoles ont été encourageants en 2015, la dernière année pour laquelle des données sont disponibles. En moyenne, les exploitations agricoles canadiennes ont déclaré 3,4 millions de dollars d'actifs et 0,6 million de dollars de dettes, totalisant un avoir net de 2,8 millions de dollars. On observe des variations considérables selon le type d'exploitation. L'avoir net moyen est de 5,8 millions de dollars pour les élevages avicoles; 4,6 millions pour les producteurs de pommes de terre; 3,8 millions pour les fermes laitières; 2,9 millions pour les élevages de porcs; 3,1 millions pour les exploitations céréalières; 2,1 millions pour les élevages de bovins de boucherie.
  • Au chapitre des provinces, les exploitations de la Colombie-Britannique ont déclaré l'avoir net moyen le plus élevé au Canada, soit 3,6 millions de dollars, suivies de l'Alberta, à 3,5 millions de dollars. Par contre, les exploitations des provinces de l'Atlantique ont enregistré l'avoir net moyen le plus faible à 1,7 million de dollars.
  • À l'automne 2016, l’urée coûtait en moyenne 506 $ la tonne en Ontario, 396 $ la tonne au Manitoba et 383 $ la tonne en Saskatchewan. Les agriculteurs de l'Ontario ont payé un peu plus pour l’urée que les agriculteurs des États américains voisins (Michigan, Ohio et Indiana), tandis que les agriculteurs du Manitoba l'ont payé légèrement moins cher que ceux du Minnesota et du Dakota du Nord et les agriculteurs de la Saskatchewan, moins cher que ceux du Montana.
  • De plus, à l'automne 2016, les agriculteurs de la Saskatchewan et du Manitoba bénéficiaient de prix moins élevés pour l'essence que leurs homologues de l'Ontario, alors que le prix du diesel était plus bas en Ontario et en Saskatchewan qu'au Manitoba. Les agriculteurs de l'Ontario et du Manitoba ont payé l'essence et le diesel plus cher que leurs homologues dans les états américains voisins.
  • Les dépenses nettes totales liées à l'exploitation agricole ont augmenté de 2 % en 2015 par rapport à l'année précédente pour s'établir à 51,6 milliards de dollars. Une bonne partie de cette hausse est attribuable à l'augmentation de l'amortissement, du coût d'achat du bétail, des engrais et de la chaux, des salaires en espèces, du logement et des repas. Toutefois, le coût d'exploitation de la machinerie plus bas et les dépenses au chapitre de l'assurance-récolte et contre la grêle plus faibles ont compensé cette hausse en partie.

Section C - Dépenses publiques au secteur agroalimentaire

  • Le total des dépenses publiques au soutien du secteur de l'agriculture et agroalimentaire a diminué de 3,8 % en 2015-2016 passant à 5,18 milliards de dollars. Les dépenses fédérales ont diminué de 3,4 % pour s'établir à 2,62 milliards de dollars, alors que les dépenses provinciales ont connu une baisse de 4,2 % pour s'établir à 2,56 milliards de dollars.
  • On prévoit que les dépenses fédérales augmenteront de 2,3 % en 2016-2017 pour s'établir à 2,68 milliards de dollars, tandis que les dépenses provinciales devraient aussi augmenté de 7,4 % en 2016-2017 pour s'établir à 2,75 milliards de dollars. On estime que les dépenses totales s'accroîtront de 4,8 % pour s'établir à 5,43 milliards de dollars.
  • En 2015-2016, les paiements de programmes fédéraux aux producteurs ont diminué pour s'établir à 0,81 milliard de dollars, ce qui représente 28 % des dépenses fédérales totales. On estime que ces paiements augmenteront pour s'établir à 1,17 milliard de dollars en 2016-2017 et constitueront 38 % des dépenses fédérales totales. Sur le plan provincial, les paiements de programmes provinciaux aux producteurs ont diminué en 2015-2016 pour s'établir à 0,97 milliard de dollars et représenter 34 % de toutes les dépenses provinciales. Toutefois, ils devraient remonter à 1,2 milliard de dollars en 2016-2017 et ainsi représenter 40 % des dépenses provinciales totales.
  • Les paiements des programmes fédéraux en tant que pourcentage du Produit intérieur brut (PIB) agricole devraient passer de 12,2 % en 2015-2016 à 11,9 % en 2016-2017, alors que les paiements des programmes provinciaux devraient augmenter pour représenter 12,3 % du PIB agricole en 2016-2017, comparativement à 11,9 % en 2015-2016.

Section D - Estimation du soutien au secteur agricole

  • Exprimée en pourcentage des recettes agricoles brutes, l'estimation du soutien aux producteurs (ESP) au Canada a légèrement diminué, passant de 10 % en 2014 à 9 % en 2015.
  • De 2014 à 2015, l'ESP exprimée en pourcentage des recettes agricoles brutes a diminué aux États-Unis (de 10 % à 9 %) et au Mexique (de 10 % à 9 %), alors qu'elle est demeurée inchangée en Australie et en Nouvelle-Zélande (à 1 %) et qu'elle a augmenté dans l'Union européenne (de 18 % à 19 %).
  • Le soutien à des produits particuliers a diminué au fil du temps, mais certains produits reçoivent encore aujourd'hui beaucoup de soutien. Le niveau de ce soutien est établi par l'indicateur des transferts au titre d'un seul produit (TSP) qui mesure les transferts liés à la production d'un seul produit. Cet indicateur est exprimé en pourcentage des recettes brutes pour le produit en question.
  • En 2015, le lait est le produit qui a reçu le plus haut niveau de soutien au Canada avec un TSP de 47 %. Dans l'Union européenne, c'est le boeuf et le veau qui ont reçu le plus haut niveau de soutien avec un TSP de 28 %. Aux États-Unis, le lait a reçu le plus haut niveau de soutien avec un TSP de 15 %.

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