Revenu agricole, situation financière et aide gouvernementale, Recueil de données, 2015

Sommaire

Le recueil de données intitulé « Revenu agricole, situation financière et aide gouvernementale » rassemble des séries de données historiques provenant de plusieurs sources en un document pratique sur les principaux indicateurs économiques et financiers du secteur agricole. Le recueil donne une vue d'ensemble de la situation de l'agriculture primaire et des dépenses que font les gouvernements pour assurer le dynamisme et la compétitivité du secteur. Ce recueil fournit également des renseignements utiles sur l'aide publique fournie au secteur, mais qui ne sont pas faciles à obtenir autrement.

Les renseignements inclus dans le recueil sont fournis par plusieurs organisations d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et par d'autres ministères fédéraux. Ils sont aussi préparés en consultation avec les ministères provinciaux responsables de l'agriculture.

Le recueil de données est divisé en quatre sections. La section A présente des renseignements relatifs au revenu agricole. La section B contient des renseignements sur la situation financière des exploitations agricoles. La section C renferme des données sur les dépenses publiques au secteur agroalimentaire et la section D présente les estimations du soutien à l'agriculture. Des notes intégrées à la fin de chaque section fournissent des renseignements sur la méthodologie. Chaque édition du recueil présente les données les plus récentes sur les principaux indicateurs économiques et financiers.

Points Saillants

Section A - Revenu agricole

  • En 2014, les recettes tirées des productions végétales et animales ont totalisé 55,7 milliards de dollars, soit le niveau le plus élevé depuis les 10 dernières années (2005-2014). L'augmentation des recettes tirées du marché en 2014 est attribuable aux recettes élevées des productions végétales (30,0 milliards de dollars) et aux recettes record des productions animales (25,7 milliards de dollars).
  • Les paiements des programmes sont passés à 2,1 milliards de dollars en 2014 par rapport à 2,7 milliards de dollars l'année précédente. De manière générale, les revenus élevés réalisés depuis 2008 grâce aux conditions favorables des marchés ont réduit les besoins en matière de paiements de programme.
  • En 2014, le revenu net s'est chiffré à 14,2 milliards de dollars, ce qui représente le niveau le plus élevé entre 2005 et 2014 et qui dépasse le dernier record de 12,6 milliards de dollars établi en 2013. À titre de comparaison, le revenu net le plus faible au cours de la même période a été de 5,9 milliards de dollars, en 2006.
  • Les résultats provisoires pour 2014 montrent qu'avec des revenus d'exploitation moyens de 711 844 $, Terre-Neuveet-Labrador est la province où l'on trouve les entreprises agricoles qui enregistrent les plus hautes ventes. C'est en Saskatchewan que les exploitations agricoles enregistrent les ventes les plus faibles, avec des revenus d'exploitation moyens de 354 258 $. À l'échelle nationale, les entreprises agricoles enregistraient en moyenne des revenus d'exploitation de 415 380 $ et des dépenses d'exploitation de 343 870 $ en 2014, ce qui représente un bénéfice net d'exploitation moyen de 71 511 $. Il s'agit d'une augmentation de 3 % par rapport au bénéfice net d'exploitation moyen enregistré l'année précédente, lequel se chiffrait à 69 507 $.
  • Le bénéfice net d'exploitation varie considérablement selon le type d'exploitation agricole. En 2014, les éleveurs de porc ont enregistré le bénéfice net d'exploitation moyen le plus élevé (284 116 $), suivis des producteurs de pommes de terre (243 953 $). Le bénéfice net d'exploitation des éleveurs de porc a augmenté de 144 % par rapport à l'année précédente. Le bénéfice net d'exploitation des producteurs de céréales et d'oléagineux s'est chiffré à 85 590 $; à 79 902 $ pour les producteurs de légumes et de melons; à 31 978 $ pour les producteurs de fruits et de noix; et à 24 512 $ pour les éleveurs de bovins.

Section B - Situation financière des exploitations agricoles

  • L'actif total des exploitations agricoles se chiffrait à 531,5 milliards de dollars en 2014. Les biens immobiliers agricoles, constitués des terres et des immeubles, représentaient près des trois quarts du total de l'actif des exploitations en 2014.
  • Les agriculteurs contractent des dettes pour assumer des obligations financières à court terme et pour investir dans leur exploitation afin de tirer profit de nouveaux debouches commerciaux. En 2014, la dette agricole totale au Canadas'élevait à 84,4 milliards de dollars.
  • Financement agricole Canada (FAC) a approuvé 47 178 nouveaux prêts en 2014-2015. Le montant moyen des prêts approuvés par FAC s'est élevé à 178 825 $.
  • En 2014-2015, 1 569 nouveaux prêts ont été enregistrés en vertu de la Loi canadienne sur les prêts agricoles (LCPA).
  • Près de trois nouveaux prêts sur quatre ont été octroyés à la Saskatchewan.
  • De façon générale, les bilans des exploitations agricoles ont été encourageants en 2013. En moyenne, les exploitations agricoles canadiennes ont déclaré 2,8 millions de dollars d'actifs et 0,5 million de dollars de dettes, totalisant un avoir net de 2,3 millions de dollars. On observe des variations considérables selon le type d'exploitation. L'avoir net moyen est de : 5,5 millions de dollars pour les élevages avicoles; 4,4 millions pour les producteurs de pommes de terre; 3,4 millions pour les fermes laitières; 2,6 millions pour les élevages de porcs; 2,5 millions pour les exploitations céréalières; 1,7 million pour les élevages de bovins de boucherie.
  • Les exploitations de la Colombie-Britannique ont déclaré les actifs les plus élevés au Canada, soit 3,6 millions de dollars, suivies de l'Alberta, à 3,5 millions de dollars. Cependant, au chapitre des valeurs nettes moyennes, les exploitations agricoles de l'Alberta ont enregistré les plus élevées à 3,0 millions de dollars, suivies de celles de la Colombie-Britannique à 2,8 millions de dollars.
  • À l'automne 2015, l'ammoniac anhydre coûtait en moyenne 1 066 $ la tonne en Ontario, 835 $ la tonne au Manitoba et 882 $ la tonne en Saskatchewan. Les agriculteurs de l'Ontario ont payé sensiblement le même prix pour l'ammoniac anhydre que les agriculteurs des États américains voisins (Michigan, Ohio et Indiana) tandis que les agriculteurs du Manitoba l'ont payé moins cher que ceux du Minnesota et du Dakota du Nord.
  • Les agriculteurs de la Saskatchewan et de l'Ontario ont bénéficié de prix moins élevés pour l'essence que leurs homologues du Manitoba, alors que le prix du diesel était plus bas dans les provinces des Prairies qu'en Ontario. Les agriculteurs de l'Ontario et du Manitoba ont payé le diesel sensiblement le même prix que leurs homologues américains, mais le prix de l'essence était plus élevé au Minnesota et au Dakota du Nord.
  • Les dépenses totales liées à l'exploitation agricole ont augmenté de 2 % par rapport à l'année précédente pour s'établir à 50,2 milliards de dollars en 2014. Une bonne partie de cette hausse est attribuable à l'augmentation du coût d'achat du bétail, à l'amortissement, aux intérêts, à l'utilisation de machinerie, aux salaires en espèces et à d'autres dépenses, mais la baisse du prix de l'assurance récolte et de l'assurance contre la grêle ainsi que des aliments du bétail et des engrais l'a compensée en partie.

Section C - Dépenses publiques au secteur agroalimentaire

  • Le total des dépenses publiques au soutien du secteur agroalimentaire a diminué de 11 % en 2014-2015 passant à 5,39 milliards de dollars. Les dépenses fédérales ont diminué de 11 % pour s'établir à 2,70 milliards de dollars alors que les dépenses provinciales ont connu une baisse de 10 % pour s'établir à 2,68 milliards de dollars.
  • On estime que les dépenses fédérales ont augmenté de 1 % en 2015-2016 pour s'établir à 2,73 milliards de dollars, tandis que les dépenses provinciales ont chuté de 3 % pour s'établir à 2,61 milliards de dollars. On estime que les dépenses totales ont diminué de 1 % pour s'établir à 5,34 milliards de dollars.
  • En 2014-2015, les paiements de programmes fédéraux aux producteurs ont diminué pour s'établir à 0,93 milliard de dollars. On estime que ces paiements ont augmenté pour s'établir à 1,11 milliards de dollars en 2015-2016. Selon les estimations pour la même période de deux ans, les paiements de programmes provinciaux aux producteurs ont diminué en 2014-2015 pour s'établir à 1,09 milliard de dollars et ont connu une autre baisse en 2015-2016 pour s'établir à 1,06 milliard de dollars.
  • En 2014-2015, les catégories affichant les dépenses les plus élevées ont été les paiements de programmes aux producteurs, la recherche et l'innovation ainsi que les mesures de salubrité et de contrôle. Ces dernières catégories ont représenté respectivement 78 % et 53 % des dépenses fédérales et provinciales. Cependant, la part des dépenses consacrées à la recherche et à l'innovation ainsi qu'aux mesures de salubrité et de contrôle est de 46 % à l'échelon fédéral et de 16 % à l'échelon provincial.

Section D - Estimation du soutien au secteur agricole

  • Exprimée en pourcentage des recettes agricoles brutes, l'estimation du soutien aux producteurs (ESP) au Canada a diminué, passant de 11 % en 2013 à 9 % en 2014.
  • De 2013 à 2014, l'ESP exprimée en pourcentage des recettes agricoles brutes a augmenté aux États-Unis (de 7 % à 10 %) et au Mexique (de 11 % à 13 %), alors qu'elle est demeurée inchangée en Australie (2 %) et en Nouvelle-Zélande (1 %) et qu'elle a diminué dans l'Union européenne (de 20 % à 18 %).
  • Le soutien global à des produits particuliers a diminué au fil du temps, mais certains produits reçoivent encore aujourd'hui beaucoup de soutien. Le niveau de ce soutien est mesuré par l’indicateur des transferts au titre d'un seul produit (TSP), mesurant les transferts liés à la production d'un seul produit. Cet indicateur est exprimé en pourcentage des recettes brutes pour un produit particulier.
  • En 2014, le lait est le produit qui a reçu le plus haut niveau de soutien au Canada avec un TSP de 29 %. Dans l'Union européenne, c'est le boeuf et le veau qui ont reçu le plus haut niveau de soutien avec un TSP de 24 %. Aux États-Unis, le lait a reçu le plus haut niveau de soutien avec un TSP de 14 %.

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