Bulletin Agri-info - Mars 2018

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Le Partenariat canadien pour l’agriculture est fin prêt

Innover. Croître. Prospérer

Le Partenariat est un accord progressiste fédéral-provincial-territorial qui aidera à guider les investissements que le gouvernement fera dans le secteur au cours des cinq prochaines années afin de renforcer celui-ci et d’offrir les meilleurs avantages possible aux agriculteurs, aux transformateurs d’aliments et aux familles canadiennes.

Le 13 février, Lawrence MacAulay, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, a procédé au lancement officiel des six programmes fédéraux du Partenariat. es activités et les programmes fédéraux du Partenariat, qui ont été élaborés avec la participation des partenaires provinciaux et d’intervenants du secteur, représentent un investissement d’un milliard de dollars et mettent l’accent sur trois grandes priorités : intensifier le commerce et élargir l’accès aux marchés; favoriser une croissance innovatrice et durable du secteur; soutenir la diversité et un secteur dynamique en évolution.

Le Partenariat prévoit un investissement de 2 milliards de dollars pour des activités et des programmes à frais partagés administrés par les provinces et les territoires qui vise à s’assurer que les programmes répondent aux besoins des régions. Il comprend également un ensemble bien établi de programmes de gestion des risques de l’entreprise qui aident les agriculteurs à gérer les risques importants qui menacent la viabilité de leur exploitation agricole et dépassent leur capacité de gestion.

Dans son annonce, le ministre MacAulay a souligné que ces investissements effectués dans le cadre du Partenariat permettront au secteur agricole canadien de demeurer un chef de file dans la création d’emplois et l’innovation et d’atteindre l’objectif du gouvernement qui consiste à faire passer les exportations de produits agricoles à 75 milliards de dollars d’ici 2025.

D’autres renseignements sur le Partenariat canadien pour l’agriculture sont affichés en ligne.

Changements apportés à Agri-stabilité pour l’année de programme 2018

Êtes-vous assurés?

Le Partenariat canadien pour l’agriculture représente un investissement de 3 milliards de dollars sur cinq ans de la part des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux. Cet investissement renforcera le secteur de l’agriculture, de l’agroalimentaire et des produits agroindustriels en l’aidant à innover, à croître et à prospérer de façon continue. Dans le cadre du Partenariat, les producteurs continuent d’avoir accès à une gamme robuste de programmes de gestion des risques de l’entreprise (GRE) qui les aident à gérer des risques importants qui menacent la viabilité de leur exploitation agricole et dépassent leur capacité de gestion.

Agri-stabilité est un programme de base de l’initiative de GRE, qui offre un soutien lorsque les producteurs subissent une baisse importante de leur marge. Un certain nombre de changements importants pour Agri-stabilité entreront en vigueur pour l’année de programme 2018, notamment :

  • Le changement apporté à la limite de la marge de référence permettra aux producteurs de tous les secteurs d’avoir un meilleur accès au soutien du programme. Le plafonnement garantira à tous les producteurs au moins 70 % de leur marge de référence historique.
  • Un mécanisme de participation tardive que les gouvernements provinciaux et territoriaux peuvent enclencher pour permettre aux producteurs de se joindre au programme plus tard, en cas de ralentissement de l’industrie et d’une participation moins forte que prévu. Le mécanisme ne pourra être enclenché qu’en cas de situation majeure, et les paiements versés aux producteurs qui s’inscrivent tardivement seront réduits de 20 % pour encourager l’inscription annuelle normale des producteurs.
  • Compte tenu du fait qu’il est peu probable que de petits paiements aient une incidence significative sur la gestion du risque des producteurs, un paiement minimum de 250 $ s’appliquera maintenant. Le même paiement minimum s’applique également au programme Agri-investissement.

Si vous n’êtes pas encore inscrit, songez à vous inscrire à Mon dossier AAC, qui est un moyen facile et sécuritaire de consulter et de poser des questions au sujet de l’information sur les programmes Agri-stabilité et Agri-investissement. Rendez-vous à Mon dossier AAC.

C’est le gouvernement fédéral qui dispense le programme Agri-stabilité au Manitoba, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, à Terre-Neuve-et-Labrador ainsi qu’au Yukon. En Colombie-Britannique, en Saskatchewan, en Alberta, en Ontario, au Québec et à l’Île-du-Prince-Édouard, l’exécution du programme Agri-stabilité relève du gouvernement provincial. Veuillez consulter les sites Web des administrations provinciales respectives à l’aide des liens suivants : British Columbia Agriculture Income Protection (en anglais seulement), Saskatchewan AgriStability (en anglais seulement), Alberta Agriculture Financial Services Corporation (en anglais seulement), Agri-stabilité en Ontario, Agri-stabilité au Québec, ou Prince Edward Island AgriStability (en anglais seulement).

Le Partenariat comprend des activités et des programmes fédéraux qui sont axés sur le commerce, l’innovation et le renforcement d’un secteur diversifié. Vous avez maintenant accès à l’information sur le Partenariat canadien pour l’agriculture : Activités et programmes fédéraux.

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux continuent également de travailler à la conclusion d’ententes bilatérales pour les 2 milliards de dollars d’initiatives stratégiques dans le cadre du Partenariat canadien agricole. Cet investissement sera réparti à parts égales sur une base de 60:40 et exécuté par les provinces et les territoires afin d’assurer que les programmes répondent aux besoins régionaux. Surveillez les annonces à ce sujet au cours des prochaines semaines.

Canola : canadien, hein?

C’est une huile végétale saine que la plupart d’entre nous utilisent chaque semaine dans tout, des sautés aux salades – l’huile de canola – explore l’ingéniosité de chercheurs en génétique végétale qui se sont lancé le défi de créer une huile végétale santé à partir du colza, une plante méconnue poussant facilement dans les Prairies. Après des décennies de collaboration et de travail acharné, les scientifiques ont réussi à développer l’une des cultures les plus importantes et reconnues du Canada.

Les Canadiennes et Canadiens peuvent maintenant découvrir le potentiel de ces fleurs jaune vif et la créativité de nos agriculteurs, grâce à l’exposition « Canola! Innovation en croissance » qui a été inaugurée en juin 2017. Le volet itinérant de l’exposition voyagera à travers le pays durant les cinq prochaines années. Cette présentation multimédia explique l’histoire du canola, ce qui le rend différent des autres plantes et huiles, et son utilisation.

L’exposition est présentée au Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada d’Ottawa et constitue un forum éducatif réussi qui continue d’attirer des visiteurs. Nombreux sont ceux qui ont déambulé à travers les présentations jaune vif en se sentant fiers de cette merveille canadienne.

Agriculture et Agroalimentaire du Canada s’est engagé à explorer les occasions d’établir des partenariats avec des organisations – comme le Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada – qui désirent aider à raconter l’histoire des réalisations de l’agriculture canadienne dans le but d’inspirer de la fierté aux Canadiennes et Canadiens, ainsi que pour accroître leurs connaissances. Ce partenariat est un exemple de notre engagement permanent envers les Canadiennes et Canadiens visant à créer un lien avec l’incroyable imagination qui nous habite et à nous rendre fiers des réalisations qui nous inspirent.

Vous aimeriez accueillir l’exposition itinérante? Contacter le Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada. Si par hasard vous passez par Lloydminster en Saskatchewan, allez visiter l’exposition qui s’y trouve jusqu’au 15 avril 2018.

D’autres visites sont prévues ailleurs au Canada. Pour en savoir davantage, consultez l’horaire de l’exposition itinérante.

Santé! De longues années de succès à venir pour cette culture réellement « faite au Canada »!

Résolution des problèmes de production laitière dans les élevages de porcs

Dans de nombreuses exploitations porcines modernes, les producteurs élèvent des porcs dont les lignées génétiques peuvent les amener à donner naissance à plus de porcelets qu’ils n’ont de trayons. Lorsque cela se produit, les truies ne peuvent pas produire assez de lait pour assurer la croissance appropriée de tous leurs porcelets. Pour compliquer la situation, un certain nombre de truies qui n’ont pas encore mis bas (appelées « cochettes ») peuvent avoir un problème de poids qui affecte le développement de leurs glandes mammaires et, par conséquent, la quantité de lait qu’elles produiront, ce qui peut également avoir une incidence négative sur la croissance des porcelets.

Chantal Farmer, Ph.D., chercheuse au Centre de recherche et de développement d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) à Sherbrooke, au Québec, a récemment dirigé une étude sur le développement des glandes mammaires chez les truies. Réalisée dans le cadre de la grappe scientifique « Innovation Porc », en collaboration avec Hypor, une entreprise internationale de génétique porcine, et le Centre d’insémination porcine du Québec, cette étude a mené à une découverte importante pour les producteurs de porcs.

Mme Farmer a découvert que chez les cochettes, l’épaisseur du gras dorsal influence le développement des glandes mammaires. Trop peu ou trop de gras vers la fin de la gestation peut entraîner un sous-développement des glandes mammaires et une carence en lait pour la portée.

L’épaisseur optimale du gras dorsal dépend du type de porc. Par exemple, les cochettes issues de croisements Yorkshire et Landrace devraient avoir une épaisseur de gras dorsal de 17 millimètres à 26 millimètres vers la fin de la gestation pour un développement mammaire et une production de lait maximums.

Cette découverte profitera aux éleveurs de truies de reproduction. Ces producteurs pourront utiliser cette information pour déterminer quelles truies ont besoin d’aide. Essentiellement, l’objectif est d’augmenter le taux de croissance des porcelets.

Ce n’est là qu’un exemple de la façon dont la recherche scientifique à AAC contribue à accroître les profits des exploitations porcines canadiennes.

Vous trouverez de plus amples renseignements sur les travaux de recherche de Mme Farmer, Ph.D., au chapitre 4 du livre The Gestating and Lactating Sow (en anglais seulement).

Explorer l’impact de la confiance du public

Agriculture et Agroalimentaire du Canada (AAC) a effectué deux sondages cette année : l’un d’eux parmi un peu plus de 2000 producteurs agricoles et l’autre parmi 400 transformateurs d’aliments. Les résultats ont fourni des renseignements intéressants à propos des opinions des producteurs agricoles et des transformateurs d’aliments au Canada, et des enjeux et défis auxquels ils font face.

Le sondage a exploré, entre autres, l’opinion des producteurs et des transformateurs en ce qui a trait à la confiance que le public accorde au secteur à l’égard de leurs opérations et de leurs prises de décisions. Selon les résultats du sondage :

  • Plus des deux tiers des producteurs et des transformateurs (67 % et 72 %, respectivement) croient que la perception du public au sujet de l’agriculture a, au minimum, un impact modéré sur leurs opérations et leurs prises de décisions.
  • Voici ce qu’ils ont répondu lorsqu’on leur a demandé de nommer leurs trois considérations principales en matière d’établissement et de maintien de la confiance publique :
    • Les producteurs ont mentionné que la gestion environnementale (60 %), la salubrité des aliments (59 %) et le bien-être des animaux (53 %) étaient au premier plan.
    • Les transformateurs ont indiqué que la salubrité des aliments (93 %), le caractère abordable (53 %) et la gestion environnementale (52 %) étaient centraux.
  • Autant les producteurs que les transformateurs ont mis en œuvre une variété de programmes et de pratiques en réponse à la pression venant du public.
    • Les producteurs ont réduit leur utilisation de pesticides (67 %), ont mis en œuvre des programmes de gérance environnementale (62 %) et des plans de gestion des éléments nutritifs (60 %), ont amélioré les mesures relatives à la salubrité (59 %) et ont adopté des pratiques sans cruauté pour le bien-être des animaux (58 %).
    • Les transformateurs ont fréquemment cité des codes ou des normes de salubrité des aliments (90 %) et des mesures de salubrité des aliments (88 %) améliorés.

Vous désirez en savoir plus? Le rapport final des Questions stratégiques d’AAC est disponible à Bibliothèque et Archives Canada.

Budget de 2018

Budget 2018

Le Budget de 2018 prévoit des mesures pour bâtir un Canada égalitaire, concurrentiel, durable et équitable – où la science et l’innovation stimulent la croissance économique.

Le Budget propose des investissements stratégiques qui favoriseront la croissance et la prospérité du secteur agricole et agroalimentaire, notamment :

  • près de 4 milliards de dollars pour appuyer les travaux des chercheurs canadiens et leur donner accès aux outils et aux installations de pointe dont ils ont besoin;
  • 47 millions de dollars sur trois ans à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) pour appuyer les activités qui aident à traiter les risques liés à la salubrité des aliments;
  • 29 millions de dollars sur cinq ans à l’ACIA afin de soutenir les négociations sur les conditions d’exportation relatives aux produits agricoles, forestiers et de la pêche, et d’appuyer la certification des exportations canadiennes en regard des exigences d’importation des autres pays;
  • 75 millions de dollars sur cinq ans et 11,8 millions de dollars par année par la suite à Affaires mondiales Canada pour que la présence diplomatique et la promotion commerciale canadiennes soient plus solidement établies en Chine et en Asie;
  • 49,4 millions de dollars sur six ans à Statistique Canada à compter de 2018-2019 pour réaliser le Recensement de l’agriculture de 2021; et
  • modernisation du cadre réglementaire du Canada, axée d’abord sur l’agroalimentaire.

L’un des thèmes clés qui ressortent du Budget est l’égalité entre les sexes. Afin de soutenir les femmes entrepreneures en agriculture, le gouvernement créera et lancera un nouveau produit de prêts conçu spécialement pour elles, par l’intermédiaire de Financement agricole Canada (FAC), en 2018-2019. De plus, FAC continuera d’offrir des services de consultation, des activités d’apprentissage et des initiatives du savoir visant les femmes entrepreneures dans le secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire.

D’autres renseignements sur le Budget de 2018 sont affichés en ligne.

Solutions en matière de flux de trésorerie pour les agriculteurs

Le Programme de paiements anticipés (PPA) d’Agriculture et Agroalimentaire Canada aide les producteurs agricoles à avoir accès à du financement à faible taux d’intérêt durant toute l’année pour améliorer leur flux de trésorerie.

Les avances de fonds peuvent aider les agriculteurs à prendre des décisions concernant la vente de leurs produits en se basant sur les conditions du marché (plutôt que de se baser sur leur besoin de liquidités), en les aidant à respecter leurs obligations financières à court terme, comme les intrants agricoles ou les coûts de marketing.

Les demandeurs peuvent recevoir jusqu’à 400 000 $, dont les intérêts courus des premiers 100 000 $ sont payés par le gouvernement fédéral et ils ont entre 12 et 24 mois pour rembourser la totalité de l’avance.

Pour être admissible à une avance prérécolte au printemps, les agriculteurs doivent participer à un programme de Gestion des risques de l’entreprise (GRE) tel qu’Agri-stabilité ou Agri-protection.

Les agriculteurs peuvent recevoir des avances sur une grande variété de produits agricoles, des céréales et des oléagineux aux arbres fruitiers et aux produits horticoles, en passant par l’élevage et le bétail. Les agriculteurs remboursent leurs avances à mesure qu’ils vendent leurs produits.

Les fermes mixtes peuvent demander des avances sur de nombreux produits. Par exemple, si vous êtes un producteur de miel, vous pourriez avoir accès à une avance basée sur la récolte prévue. Voici un calcul simple qui se base sur une récolte attendue de 300 000 livres de miel :

  • 300 000 livres à 0,80 $ la livre correspond à une avance de fonds de 240 000 $.
  • La première tranche de 100 000 $ de ce montant est exempte d’intérêt (l’intérêt est payé par le gouvernement du Canada).
  • Le montant de 140 000 $ restant est porteur d’intérêt à un taux de 3,2 %, ce qui donne un montant de 4 480 $ en intérêt payable.
  • Le taux d’intérêt calculé sur une année pour les avances de fonds est de 1,87 %.

Initialement, 60 % de l’avance (180 000 $) est déboursé en se basant sur la production anticipée. Le 40 % restant de l’avance (120 000 $) est déboursé une fois que la production est confirmée.

Les avances au titre du PPA sont offertes par l’entremise de plus de 40 associations de producteurs participantes dans l’ensemble du Canada. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter la page Web du Programme de paiements anticipés.

Promouvoir le programme de commerce et d’accès aux marchés du Canada

L’accès aux marchés internationaux et l’accroissement des relations commerciales avec les plus vastes économies mondiales sont de grandes priorités du gouvernement fédéral. Afin de s’assurer que le Canada continue d’être un joueur majeur du marché mondial, le ministre Lawrence MacAulay d’Agriculture et Agroalimentaire Canada a dirigé des missions importantes dans l’Union européenne (UE), en Chine, au Mexique et aux États-Unis.

Union européenne

En raison de l’entrée en vigueur provisoire de l’Accord économique et commercial global (AECG) en septembre 2017, le ministre MacAulay a visité l’Allemagne, l’Italie et la Belgique, et fait la promotion de l’agriculture canadienne lors de réunions avec des acheteurs et des distributeurs européens de première importance. Il a participé au salon ANUGA (la plus grande exposition commerciale d’aliments et de boissons au monde) à Cologne, en Allemagne, au début octobre et a rencontré des hauts fonctionnaires de l’Union européenne (UE). L’UE représente un marché de plus d’un demi-milliard de consommateurs, et l’AECG permettra au Canada d’exporter l’équivalent de 1,5 milliard de dollars additionnels de produits agricoles.

Chine

À titre de deuxième économie mondiale en importance – et le deuxième partenaire commercial du Canada – la Chine offre d’importants débouchés pour les exportations. Durant sa visite en novembre, le ministre MacAulay a participé à un grand nombre d’évènements promotionnels et de réunions, et a profité de l’occasion pour présenter les produits alimentaires sécuritaires et de première qualité du Canada à l’un des marchés agricoles les plus recherchés du monde.

Mexique

Le Mexique continue d’être un marché important pour l’agriculture canadienne : nous y avons exporté l’équivalent de 1,7 milliard de dollars en produits agroalimentaires en 2016. En décembre 2017, le ministre MacAulay a rencontré son homologue mexicain, le secrétaire à l’Agriculture José Calzada. Ils ont visité le salon Alimentaria, une importante exposition commerciale d’aliments et de boissons, où le ministre a fait la promotion du secteur agroalimentaire canadien; par la même occasion, il a pris connaissance de nouveaux débouchés commerciaux. Il a de plus participé à une table ronde avec des représentants clés du Canada et du Mexique.

États-Unis

En janvier 2018, le ministre MacAulay a participé à la 99e convention annuelle de la « American Farm Bureau Federation » à Nashville au Tennessee. Il y a prononcé un discours devant plus de 6 000 personnes réitérant l’importance d’un Accord de libre-échange nord-américain modernisé qui bénéficiera aux trois nations.

Autres nouvelles relatives à l’accès aux marchés

  • Le Canada et dix autres pays se sont entendus sur le Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP). Celui-ci offrira aux entreprises agricoles canadiennes un accès préférentiel à tous les pays du Partenariat et fournira de nouvelles possibilités d’accès aux marchés pour un vaste éventail de produits canadiens. D’autres détails suivront dans la prochaine édition.
  • Les exportations canadiennes de porc vers l’Argentine ont été rétablies – une valeur d’exportation annuelle évaluée à près de 16 millions de dollars.
  • Le contingent tarifaire du malt non grillé, de l’orge non mondée/à grains nus et des fèves de soya pour la Corée du Sud a augmenté à 16 600, 2 500 et 12 500 tonnes métriques respectivement, avec contingent tarifaire à compter du 1er janvier 2018. Premier accord de libre-échange (ALE) du Canada en Asie-Pacifique, l’ALE Canada-Corée du Sud propose un accès stratégique à la région ainsi que des chaînes de valeur mondiales. Les abats de porc, la farine de blé, le whisky, les crevettes préparées et congelées, les concombres de mer et autres mollusques seront libres de droits de douane en 2019.
  • Suite à la mission du premier ministre Justin Trudeau en Chine en décembre 2017, le gouvernement fédéral a annoncé un accès élargi au marché chinois pour le porc et le bœuf réfrigérés, dans le cadre d’un projet pilote. On estime la valeur du projet à près de 100 millions de dollars pour le porc et à 125 millions de dollars pour le bœuf, sur cinq ans.

Cartes météorologiques qui font la différence

L’équipe de gestion du risque agroclimatique d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) travaille d’arrache-pied à la création de nouvelles cartes et à l’amélioration de celles existantes pour aider les agriculteurs pendant la saison de croissance. Ces cartes illustrent de manière éloquente les tendances ayant trait à l’humidité du sol, à la sécheresse, aux pénuries d’aliments pour le bétail et aux répercussions des inondations sur les fermes partout au pays.

Pendant la saison de croissance, nos scientifiques examinent des images satellites, étudient les données météorologiques, discutent avec des organismes gouvernementaux provinciaux et locaux et écoutent les récits personnels des agriculteurs pour analyser et détailler leurs cartes. En hiver, ils sont occupés à planifier l’année à venir, à peaufiner leurs produits et à recruter des reporters d’impact agroclimatique (RIA) de partout au pays.

« Nous comptons vraiment sur les agriculteurs pour qu’ils puissent nous dire ce qui se passe dans leurs fermes et comment la météo affecte leurs cultures pendant la saison de croissance » [Traduction], affirme Patrick Cherneski, gestionnaire national du service d’information sur l’agroclimat d’AAC. « Les données sont mises en commun afin que nous puissions avoir une compréhension globale des régions et du pays. » [Traduction]

Devenir un RIA est simple et rapide. Il suffit de se rendre à www.agr.gc.ca/ria. Pensez à vous inscrire. En ajoutant vos renseignements et vos connaissances à notre expertise, nous pouvons créer des cartes et des outils qui font la différence.

Pour obtenir un aperçu de tous les outils et cartes liés au climat disponibles en ligne à AAC, visitez www.agr.gc.ca/secheresse.

L’innovation agricole à l’Île-du-Prince-Édouard reçoit un bon coup de pouce

Le Centre de recherche et de développement de Charlottetown (CRD), qui appuie les activités innovatrices de recherche, de développement, de transfert de technologie et de transfert de connaissances dans le secteur agricole, vient de subir une transformation de 6,8 millions de dollars et a embauché cinq nouveaux chercheurs.

Les améliorations apportées au CRD comprennent le doublement de l’espace de culture en serre, la rénovation et la construction de dix nouveaux laboratoires, ainsi que l’achat d’un spectromètre à résonance magnétique nucléaire de 1,3 million de dollars pour permettre aux scientifiques d’étudier les sols agricoles au niveau moléculaire, ce qui aidera au bout du compte les agriculteurs à améliorer la santé des sols et la productivité de leurs terres.

Quant aux nouveaux scientifiques du CRD, ils comprennent des spécialistes des domaines suivants : écologie microbienne, données et modélisation des agroécosystèmes, mauvaises herbes, chimie environnementale et biologie des céréales et des oléagineux. Tous les spécialistes travailleront avec l’industrie régionale pour améliorer les pratiques agricoles à l’Île-du-Prince-Édouard et partout au Canada.

La capacité de recherche accrue, conjuguée à de nouveaux équipements, laboratoires et serres, contribuera à améliorer la durabilité, à accroître les rendements et à trouver de meilleurs moyens de lutter contre les ravageurs, en particulier pour les pommes de terre, les céréales et les légumineuses.

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